Archives de la catégorie ‘Littératie médiatique’

Wikileaks, encore un canular?

Publié: dimanche 5 décembre 2010 dans Internet, Littératie médiatique

J’ai lu dernièrement les commentaires de mes pairs et de mon professeur sur Wikileaks et j’aimerais apporter ma propre lumière sur ce que je crois être une forme de normalisation exploitée par l’internet.

http://fatherofjazz.wordpress.com/

http://docmailloux.wordpress.com/2010/12/04/wikileaks-the-trailer/

http://www.litteratiemediatique.com/2010/11/29/wikileaks-vers-une-democratisation-de-la-democratie/

Wikileaks est un site web qui porte pour mandat de dévoiler des nouvelles importantes au grand public tout en gardant un anonymat hautement sécurisé. Leur principale source médiatique est la révélation de « vrais » documents politiques et sociaux, sans être manipulés par quiconque. On prône la liberté d’expression, la vérité, la révélation d’événements sensationnels, tout ça dans la discrétion et la sécurité. La littératie médiatique que nous avons (nous étudiants) côtoyée toute l’année me chatouille un peu.

http://213.251.145.96/

Premièrement, je me suis documenté pour savoir ce que la populace en pensait. Je suis tombé sur un blogue qui partage mes inquiétudes sur le sujet. Il présente sept remarques sur Wikileaks qui devraient éveiller les soupçons. Ce qu’il faut remarquer du site Wikileaks, c’est qu’il s’agit d’une équipe qui s’occupe de révéler des informations en restant invisible. Cette invisibilité permet à cette équipe de pouvoir continuer son travail en dehors des griffes du gouvernement qui pourrait les menacer. Le mandat Wiki n’est pas rempli, car il s’agit dans ce cas d’un cercle fermé « d’expert » qui s’occupe de transmettre l’information au grand public. On ne voit donc aucune politisation du média, car c’est eux qui font le tri des informations diffusées.

http://www.christian-faure.net/2010/12/04/la-tragedie-wikileaks/

Il faut souligner également qu’on met l’accent sur l’importance des révélations et le danger qui entoure ces révélations. Le sensationnalisme est ce qui attire le public. À la recherche du spectacle et voulant soulager son besoin de se sentir impliqué dans la société tout en restant assis devant son écran, le public subit une forme de catharsis en libérant ainsi le besoin de s’occuper des affaires politiques et de revendiquer ses droits en voyant qu’il y a des gens qui s’occupent des actions frauduleuses du gouvernement en les démontrant à la masse. De plus, le danger qui entoure ces révélations appuie sur la véracité des faits. Si elles n’étaient pas vraies, le gouvernement et les agences d’information ne chercheraient pas à les nuire. C’est le cliché des canulars qui disent que le gouvernement peut les éliminer si on connaissait leur vraie existence.

Bien sûr, tout ça fait beaucoup parler et « on » se sent choqué par les agissements du gouvernement. Si on regarde cependant le fonctionnement de cette médiation, il n’y a aucune différence entre les nouvelles à la télé ou les titres sensationnels des journaux qui mettent la lumière sur les scandales politiques. On normalise la population en la satisfaisant par ces scandales : le gouvernement n’est pas infaillible, on peut savoir ce qu’il nous cache et quelqu’un s’en occupe. On entretient cette pensée populaire qui est que le gouvernement cherche à nous cacher quelque chose. N’est-ce pas un genre de diversion pour justement continuer de nous cacher des choses? Je voudrait également attirer votre attention sur le slogan de Wikileaks: « Keep us strong ». Beau slogan vide de sens qui se veut rassembleur de la masse.

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En regardant un spectacle d’humour de Jean Thomas Jobin, j’ai réalisé qu’il avait fait une critique de la société s’accordant au discours de Walter Lippman. Dans son sketch, Jean Thomas mime un personnage fâché contre le gouvernement et tout le système. Son personnage, dans son absurdité, dit des phrases qui n’ont aucun sens propre : « …on dirait que nos politiciens se moquent de nous. ». Les gens rient beaucoup, mais sans le savoir ne rient-ils pas d’eux-mêmes?

Les phrases exagérées qu’a choisies Jean Tomas pour son texte ne sont pas très éloignées de celles qu’on entend constamment à travers la population. Et pourtant, lorsqu’on les entend où on les dit nous-mêmes, elles nous paraissent comme un exutoire de notre frustration contre le système. Pourquoi? Ces phrases ne sont basées sur rien, sur un ouï-dire ou une vague pensée populaire et ne démontre que notre ignorance de ce qui se passe dans le système politique. La réponse se trouve dans notre inaction commune ou plutôt individuelle. On ne s’unit pas pour faire valoir nos droits, on attend que quelqu’un s’en occupe pour nous. Jean Thomas dévoile ce côté naïf de la population, avec sa touche d’absurdité.

Selon Walter Lippman sur la propagande et la fabrication de l’opinion politique, il y a deux types de gens dans la société : les dirigeants (ou spécialistes) et la masse (le troupeau dérouté). La fonction de la première catégorie est de comprendre le fonctionnement du système, puis de diriger, penser et planifier pour la masse. La seconde catégorie n’a qu’un seul but, celui d’être un spectateur passif. Bien sûr, le système démocratique lui permet de donner son opinion de temps à autre pour désigner qui prendra des décisions pour lui, cela lui donne de cette façon une sorte de pouvoir; il a le choix.

En réalité, quel genre de choix a-t-on? Avec le lobbyisme, avec les médias qui nous transmettent des opinions politiques pour favoriser un parti plus qu’un autre, avec l’ignorance de la population et avec les discours vides de sens qu’on nous donne, il a peu d’espoir de voir le meilleur candidat choisi (s’il y en a un), car on nous fabrique une opinion. Pourquoi n’y a-t-il pas de soulèvement contre le gouvernement lorsque l’on trouve qu’il n’est pas efficace? Simplement parce qu’on nous endort par la télévision. On nous présente des nouvelles, on nous dit qu’il y a quelqu’un qui s’en occupe et cela suffit pour penser que ça va se régler. La télévision est là pour normaliser ce qui se passe; elle nous passe des émissions évasives et on s’y laisse bercer. On nous sépare donc de la société et nous laissant croire qu’on y participe. Ensuite, nous utilisons le même genre de langage vide de sens qu’on nous lance en politique pour dire notre mécontentement, ce qui est inutile, car ce discours n’a rien de constructif et d’unificateur. Finalement, on continuera de rêver à un monde meilleur, en espérant que « quelqu’un » s’occupe des choses à notre place.

Chut!!

Publié: lundi 8 novembre 2010 dans Cinéma, Littératie médiatique

Cette semaine, j’ai encore voulu chercher un sujet peu connu dans les communications de masse. Mes recherches se sont révélées plutôt infructueuses, ce qui démontre effectivement qu’on en prend peu conscience. Je vais donc vous éclairer sur un sujet méconnu et particulièrement important, surtout au cinéma : le silence.

Par définition, le silence est l’absence de son. Cependant, le silence au cinéma parle davantage que tout dialogue inutile. Effectivement, il permet d’amplifier une émotion, de créer une ambiance dramatique et même de faire comprendre ce qu’un personnage veut dire, sans se lancer dans une tirade qui gâcherait la crédibilité du film. Au cinéma, le silence est d’ordre, car c’est l’image qui est importante.

Il faut se rappeler qu’au tout début de l’ère cinématographique, il n’y avait aucun son dans les films. Déjà à l’époque, on ressentait le besoin de décrire ce que l’on voyait à l’écran et de combler le « vide silencieux ». Orchestres, intertitres et narrateurs se reliaient pour permettre au public de comprendre les images animées. En 1921, Lev Koulechov et Vsevolod Poudovkine vont changer le cinéma muet avec leurs expériences sur la psychologie cognitive. En comparant la même image avec trois autres images différentes, la réaction du public différait. Ainsi, on a compris l’importance du montage, ce qui a permis de faire parler les images plus aisément sans avoir nécessairement besoin de les décrire.

http://www.kub3.fr/cinema/effet-koulechov/

Avec l’arrivée du parlant en 1927, le public s’est laissé emporté et c’était le début de la fin pour le muet. Par contre, même si l’on a choisi de ne plus produire de films entièrement muets de nos jours, il n’en reste pas moins que le silence fait toujours partie prenante dans les films.

Dans la fin de cet extrait, on remarque que le silence a beaucoup plus d’effets que si on avait expliqué par des paroles la relation entre les deux personnages. Sans vraiment comprendre pourquoi, le spectateur saisit l’information et c’est probablement la cause qui explique l’ignorance du public face à l’importance du silence. De plus, il y a ce phénomène de peur du silence que l’on peut observer chez la population. Le vide sonore renvoi à un sentiment de malaise, d’échec de la conversation, de solitude et voire même de mort. On constate que les gens ont de la difficulté de vivre dans le silence. Avec l’accessibilité des communications de masse, on remplit ce silence avec son lecteur MP3, sa télévision et j’en passe. Ce n’est pas étonnant que le muet ait entièrement vidé nos salles de cinéma et que très peu de gens regardent les vestiges de cette glorieuse époque.

Pour ceux qui n’ont pas peur du silence, je vous laisse ce lien qui liste les plus grands films muets.

http://www.filmsite.org/silentfilms2.html

Perversion aveugle

Publié: lundi 1 novembre 2010 dans Littératie médiatique

Cette semaine, j’ai décidé d’apporter ma propre réflexion sur le billet de notre professeur concernant le lien entre l’hypersexualisation et la littératie médiatique. En lisant son blogue, http://www.litteratiemediatique.com/2010/10/14/litteratie-mediatique-et-hypersexualisation/, je me suis demandé pourquoi le regard de l’homme envers cette jeune fille se transformait en attirance sexuelle. The Prof diagnostique une déviation sexuelle inconsciente, voire même de la pédophilie et j’abonde en son sens.

L’hypersexualisation est, selon moi, une suite logique du développement du mode de pensée et de vie de la race humaine. À la base, l’humain à trois besoins primaires : manger, s’abriter (se vêtir) et se reproduire. Dans la société post-moderne dans laquelle on vit, les deux premiers besoins se sont transformés en routine de travail, où l’on doit gagner de l’argent qui nous permettra de manger (épicerie) et de nous abriter (loyer). Ensuite, par les médias de masse, on nous offre et crée des besoins qui combleront un appétit sexuel incessant, car nous cherchons le plaisir et le divertissement pour oublier la routine du travail. Cet « appétit sexuel » peut être soit le sexe lui-même ou les désirs que nous créent les différents services qui peuplent notre quotidien.

Pour ce qui est de l’hypersexualisation dans tout ça? D’après ma théorie, c’est la suite logique du changement de vision de la population envers l’ « appétit sexuel ». L’attirance entre les hommes et femmes a changé et nous est projetée par les médias de masse afin de « normaliser » la population. Pour démontrer ce changement, l’exemple qui me vient c’est qu’il y a quelques années, les femmes rondes étaient bien perçues, car on les disait « en santé ». Le terme « en santé » est plutôt important, car c’est exactement pourquoi on nous présente aujourd’hui des femmes maigrichonnes, sportives et fonceuses.

Pour atteindre le « top » du plaisir, la femme que l’on doit « posséder » (car dans cet exemple, la femme est devenue objet de marchandise pour combler le besoin de reproduction) doit être, en terme de santé, performante. Elle doit être jeune, sans ride, la taille fine, les lèvres pulpeuses, de longues jambes,… Bref, il n’y a aucune femme, ou presque, qui peut afficher ce profil, mais on cherche tout de même à lui faire croire qu’elle peut le devenir. Les images qu’on leur présente sont celles de jeunes filles aux environs de 14 et 21 ans ou de femmes modifiées par des logiciels photo et c’est là qu’entre en jeu l’hypersexualisation.

Le sexe est vendeur et ces images de jeunes filles sont véhiculés comme étant la norme de la société et le plaisir garanti. Les hommes les voient comme un objet de désir sexuel et les femmes comme désir d’apparence. Étant la norme, les fillettes suivent la mode et se déguisent en jeunes femmes et les hommes, suivant leurs pulsions selon le standard établi, voient en ces jeunes filles l’objet de leur désir, car elles en sont l’image même.

Est-ce que les médias de masse cherchent à encourager involontairement la pédophilie? Je n’oserai dire un oui formel, mais disons que le danger vient surtout de la masse qui reçoit l’information. Comme propose The Prof, une meilleure littératie médiatique de la population éviterait cette déviation sexuelle qui s’installe dans le subconscient collectif et la tendance presque obsessionnelle d’incarner une perfection qui n’en est pas une.

Je vous invite à suivre ce débat sur la sexualisation que j’ai trouver très intéressant.

S’acheter une image.

Publié: lundi 11 octobre 2010 dans Consommation, Littératie médiatique

Cette semaine mon billet s’attardera sur les nouvelles technologies des communications de masse et plus particulièrement sur le monde du gadget. Qu’est-ce qu’un gadget? C’est un truc, un bidule, un machin, quelque chose de pratique (souvent à court terme) qui vise une clientèle cible bien précise par son aspect ou son utilité. Pour vous donner une idée plus précise du sujet, je vous suggère un site où l’on vend une panoplie d’objets électroniques hétéroclites.

http://www.gadgetselectroniques.com/accueil-caaaaaaaa.asp

À première vue, chacun de ces objets semble utile et pratique. Pour d’autres, la forme nous attirera par son aspect inusité ou par l’effigie d’un personnage connu sur celui-ci. La question est de savoir pourquoi on les achète vraiment. Ai-je vraiment besoin d’une clé USB avec une forme de hamburger ou une montre-téléphone avec écran tactile qui peut faire jouer des vidéos, de la musique, prendre des photos et des vidéos?

 

 

 

 

 

Il est évident que la société de consommation dans laquelle on vit cherche par tout les moyens de nous vendre toutes sortent de choses. Ce qui est merveilleux pour eux avec le gadget, c’est qu’il est renouvelable (on peut changer sa forme à l’infini) et qu’il a une durée de vie limitée (soit par sa fragilité ou par son aspect physique devenant obsolète par la mode). Ce qui est le plus déplorable dans cette situation, c’est qu’en sachant que ces gadgets ne nous dureront pas, on en achète une grande quantité. Que ce soit des produits dérivés provenant du dernier Star Wars, à la boîte à lunch Hanna Montana et en passant par tous ces trucs qu’on achète pour faire rire nos amis, ils occupent une place dans nos achats et finiront à la poubelle l’année suivante (s’ils durent jusque-là).

En sachant tout cela, pourquoi le consommateur continu à emmagasiner des bidules? La réponse est simple, c’est parce que l’objet est devenu un Dieu. Nous n’achetons pas par nécessité, mais pour le concept qu’il inspire. Par exemple, un téléphone cellulaire. De base c’est très simple et cela sert à appeler et recevoir des appels. Si je lui ajoute des couleurs attrayantes, un lecteur MP3 et vidéo et la face de la chanteuse populaire du moment, il devient la jeunesse et l’ambition. Donc, je n’achète pas un cellulaire, mais j’achète l’image de la jeunesse et de l’ambition. Le cellulaire me demeure utile, cependant, lorsque son enveloppe deviendra obsolète, je m’en débarrasserai pour en acheter un nouveau qui sera « mieux » (mais demeurera le même cellulaire qui sert à recevoir et faire des appels). Sur les sites suivants, on peut voir une explication simple de la déification du système capitalisme et du vedettariat.

http://atheisme.free.fr/Atheisme/Faux_atheisme_3_capitalisme.htm

http://atheisme.free.fr/Atheisme/Faux_atheisme_4_star.htm

On nous pousse donc vers de faux choix, soit par la publicité ou le vedettariat, et la société de consommation s’autonourrit directement de nos poches. Je ne dit pas que l’émergence des nouvelles technologies dans les communications est mauvaise, car c’est ce qui rapproche les gens entre eux et avec l’art, mais je veux faire réfléchir sur notre façon de consommer afin d’éviter d’acheter des machins qui finiront à la décharge.

 

Je me demandais encore ce que je pourrais bien parler dans le billet de cette semaine, quand un souvenir anodin m’est remonté à la mémoire. Dans ma tendre jeunesse, on pouvait entendre dehors la voix nasillarde d’un annonceur public. Il faisait la publicité d’événements et autres du village. Le système était simple, un homme enregistrait son message et un haut-parleur diffusait les nouvelles à des heures précises. Simple et efficace.

Le système me rappelle également les crieurs publics et je me demandais si le métier était toujours présent. Sinon, pourquoi a-t-il disparu? Les autres formes de média ont-elles réussi à détruire ce mode de communication de masse?

La réponse est non! Ils n’ont pas tous disparus et comble de tout il y a même une compétition à tous les deux ans où ils se réunissent pour démontrer leur performance.

Il y a deux choses qui me déçoivent cependant, l’une c’est qu’il n’y en ait pas dans toutes les villes et l’autre c’est qu’on ait gardé l’aspect vieillot du métier, sans chercher à le renouveler. Il y en a pourtant un qui se démarque de la masse, c’est Nicolas de Teule, un acteur lyonnais qui a décidé de devenir crieur public en s’inspirant d’un roman de Fred Vargas, Pars vite, reviens tard. L’acteur récolte les messages que les gens veulent faire passer et il les annonce avec un brin d’humour.

http://www.cie-gargantua.org/crieur-public-de-bazas

Ce que j’aime particulièrement chez de Teule, c’est d’avoir changé ce métier vieux de plusieurs siècles en un spectacle de rue. Les avantages d’une telle approche sont de rejoindre le public facilement avec un contact humain et avoir un effet rassembleur chez les gens d’une même ville. Cela permet donc, d’une façon animée, de connaître ce qu’il se passe dans sa ville tout en rencontrant des gens. Si je suis déçu qu’il n’y en ait pas plus, c’est justement parce que les gens ne sortent plus de chez eux. On se rencontre de moins en moins souvent pour s’échanger des nouvelles. Avec un crieur public, les gens sortiraient par curiosité et pour se divertir et cela amènerait à un rapprochement de la population.

Rebonjour!! Pendant que j’écris sur ce blogue, je me demande combien d’entre vous sont campés devant leur boîte à image pour vider le stress de la journée tout en comblant le vide laissé à ne rien faire. Depuis l’invention de la télévision, l’être humain est exposé à des milliers d’images différentes, de la plus anodine à la plus extrême. Cette exposition a rapproché de nombreuses cultures à travers le monde tout en se donnant le droit d’introduire dans le subconscient « civilisé » leur propre vision de la réalité.

Je me rappelle de l’anecdote narrant la réaction du public lors des premières projections du célèbre Arrivée d’un train à La Ciotat (film des frères Lumière, 1895).

La réaction de la foule fut si intense que certains quittèrent même la salle en courant. De nos jours, nous nous moquons bien de la situation de l’époque, mais avons-nous vraiment évolué depuis? La société dans laquelle nous vivons n’est-elle pas le reflet de l’image qu’on nous projette dans les médias et plus particulièrement à la télévision? Je crois personnellement qu’il y a encore trop de gens qui croient dur comme fer tout ce qu’on nous expose.

Cette semaine, je suis tombé sur le texte d’un certain Guillaume Attencourt traitant des médias télévisuels. http://www.sonatine.org/theme/pdf/Massmedia.pdf On y traite premièrement de la fascination de l’image par l’être humain. Ce n’est pas étonnant d’y croire si l’on prend en compte que même l’homme des cavernes faisait des dessins dans le fond de sa caverne. Une majorité d’images, que l’on observe au cours des siècles, ont eu un but mythique ou religieux. Ces images véhiculaient les valeurs religieuses de l’époque et étaient exposées dans des endroits prévus pour le recueillement. Dans la société actuelle, les croyances religieuses ont disparu pour être remplacées par « l’image parfaite » et la télévision en est devenue l’église.

C’est alors que dans notre paresse commune, l’on s’assoit devant elle et l’on se laisse bercer par le monde de rêve qu’on nous présente. C’est là où se trouve l’erreur, car on se livre volontairement à cette « image parfaite » sans comprendre la complexité de sa composition, tout en l’adulant. Ce qu’il faut comprendre à la base, c’est que nous vivons dans un système politique prônant le capitalisme et que pour que l’image apparaisse, il faut de l’argent. Alors, l’un s’entendant avec l’autre, la boîte à image se marie avec la politique. D’un côté, on fournit l’argent nécessaire à la production d’images, de l’autre, on vend les pensées et les produits des dirigeants.

Faut-il blâmer la télévision ou son utilisateur? Bien sûr, un utilisateur averti saura faire la différence entre le réel et le faux, mais cela n’empêchera pas la multitude d’images poubelles de nous envahir. D’un autre côté, l’être humain ressent le besoin d’appartenir à un groupe et, en s’identifiant à certains idéaux ou personnages que l’on voit à la télé, il se créera un besoin fictif. Ce besoin sera multiple, autant d’acheter des souliers pour être un bon sportif, que d’arrêter de fumer parce que c’est dangereux ou bien de manger du « Subway » parce que c’est santé.

En conclusion, je crois que la télévision ne sera jamais « propre ». Cependant, on peut tout de même améliorer le contenu des émissions, mais le hic du problème c’est que les dirigeants ne veulent pas perdre leur pouvoir sur les messages véhiculés. Comme média, la télévision à réussit de devenir un élément rassembleur, elle rejoint une très grande partie de la population aisément. Pour l’artiste et celui qui veut partager ses idées, c’est le moyen idéal, si ce n’était de passer par les dirigeants qui, eux, ne se gêneront pas pour vous dire si vos idées leur plaisent. La seule solution possible serait peut-être de bouder la télé jusqu’à ce qu’on nous présente un contenu de qualité et plus libre d’expression, mais qui de nous est prêt à abandonner toutes ces belles images qui comblent le vide de nos vies?

Le cinéma perd t-il son aura?

Publié: vendredi 17 septembre 2010 dans Cinéma, Littératie médiatique

Comme premier vrai billet d’encadrement universitaire, j’ai décidé de poursuivre une lancée inspirée d’un billet de mon professeur. http://www.litteratiemediatique.com/2010/09/01/les-gouts-ne-se-discutent-pas-ils-se-faconnent/ Suite à son interrogation, je ne peux qu’approuver que nos cinémas manquent de viande et qu’il soit temps qu’on ait des films avec un scénario bien construit.

Dernièrement, j’ai été voir Resident Evil After life 3D de la très populaire série. Populaire peut-être, mais peu satisfaisante. Pour résumer le film, l’action commence dès le début et s’arrête à la fin. Même les friands de « kicks the zombies » ont été déçus, car il n’y a presque aucune scène de combat. Du côté du scénario, les personnages sont peu crédibles et seul un fan de la série pouvait faire les liens entre les personnages et l’histoire. On remarquera que le tout a dû être travaillé pour s’adapter à un univers en 3D. Je crois que c’est ce qui, en fait, a nui le plus à l’histoire, car ils ont voulu trop en faire.

Cependant, j’ai trouvé la technologie 3D remarquable. Les lunettes permettent de voir les images pour former véritablement une illusion de trois dimensions. D’ailleurs, les exclamations dans la salle démontraient l’efficacité du produit. Depuis le célèbre Avatar, le public est avide de cette nouvelle technologie et ce qui m’effraie le plus c’est qu’on l’utilisera probablement pour vendre n’importe quel film à un public naïf. Je suis tombé sur le blogue d’un certain Nerval qui constate les mêmes symptômes sur le film de Disney Shrek 3D. http://carnetsdenerval.fr/?p=485 Il blâme le scénario, mais comme le public en général, il a été séduit par la technologie 3D. Ce qui m’amène également à croire que le cinéma est sur la voie de perdre son aura, qu’il cherche plus a devenir commercial qu’à être une oeuvre du 7e art.

Selon un texte de l’allemand Walter Benjamin, L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique (dernière version de 1939), l’aura c’est le pouvoir contemplatif d’une oeuvre. Elle est caractérisée par son caractère unique, son lieu d’exposition, son originalité et son authenticité. En un terme, c’est le hic et nunc (ici et maintenant). Le hic et nunc, c’est le moment présent où l’on apprécie une oeuvre d’art. Les conditions qui sont réunies forment donc un moment propice pour le recueillement et c’est ce qu’on appelle l’aura.

Pour le cinéma, l’existence de cette aura a été contestée à maintes reprises. Depuis l’avènement de la photo, la façon d’observer l’art à changer. Les images vues grâce à la photo permettent de reproduire exactement ce que l’œil et le cerveau humain ont tendance à oublier. Ce qui permet d’accuser le cinéma de ne pas avoir d’aura, c’est qu’au niveau de la reproduction technique, la photo ou le film sont indépendants de l’original. Ce qui veut dire que le sujet original de l’image va changer tandis que l’image reproduite demeurera. Ainsi, on ne peut réellement identifier son authenticité. De plus, cette reproductibilité permet à l’œuvre originale de se retrouver dans des situations où elle n’aurait jamais pu se trouver. Cette accessibilité permet à la masse de pouvoir regarder, par exemple, la Joconde dans le confort de son foyer. On y perd donc toute l’ambiance qui permet le recueillement devant l’art.

Benjamin demeure tout de même positif face au cinéma, car son aura se forme dans sa démocratisation. Du recueillement, on passera par le choc et l’exposabilité pour transmettre l’émotion. Mais qui dit démocratisation, dit également capitalisation. En touchant une grande partie de la population par son accessibilité, il devient aisé de faire de l’argent sur les « consommateurs » de cinéma. Bien sûr, les films sont de plus en plus chers à produire et il est important de pouvoir se financer. Doit-on le faire à tout prix? En laissant de côté le message, l’émotion que le film cherche à nous transmette?

Personnellement, je crois qu’en oubliant de faire un bon scénario, de chercher à fasciner le public, on en perd toute l’âme du cinéma. Il ne sert à rien de faire un film, si l’on n’y voit qu’une série d’images sans sens commun. Je conclurai donc en répondant à la question de mon professeur : oui, il serait important de faire des films suivant les traces du cinéma direct et de l’ONF (office national du film). Juste voir autre chose que le classique modèle hollywoodien et enfin avoir quelque chose à se mettre sous la dent.

http://www.onf.ca/film/Ryan-fr

C’est un départ!!

Publié: mercredi 8 septembre 2010 dans Littératie médiatique, Publicité

Voilà!! Je me lance sur un premier article sur un blogue et j’espère que cette expérience m’amènera à continuer par le futur.

Quels sont mes rapports envers les médias de masse? J’avouerais plutôt négatifs!! Pourquoi? C’est simple, de nos jours on est envahit par des images et des messages qui nous pousse à agir de tels ou tels façons. La littératie médiatique, ou l’étude du langage des médias, à amener l’être humain à vouloir approfondir cette science de plus en plus dans le seul but de faire profiter le système capitalisme dans lequel on vit. Comprendre le fonctionnement du langage médiatique facilite la création de média pour permettre de viser une clientèle cible et d’optimiser l’influence que ce média aura sur lui. Sans s’en rendre compte, on nous inonde de publicité et d’image de bonheur qui nous laisse croire que la perfection se situe ailleurs.

Dans ce vidéo, on nous explique l’utilisation du code de la publicité. On remarque l’évolution de la publicité vers un système de plus en plus perverti qui n’hésite pas à essayer de détourner les règles afin d’atteindre son but: charmer un public cible et lui faire croire qu’il a besoin absolument de quelque chose.

Je ne veux pas lancer la pierre sur tout l’ensemble médiatique, mais on doit bien reconnaitre que les messages proférant  de bonnes valeurs sont de plus en plus rare.