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À bas les cadres!!

Publié: dimanche 20 mars 2011 dans Cinéma, Télévision

Les dispositifs 3D ne sont pas nés du très populaire Avatar, mais existent déjà depuis des années. En faisant ressortir des objets du cadre entourant l’écran de cinéma ou de la télévision, on recherchait une immersion totale du spectateur en lui donnant l’impression que ce cadre était franchissable. Cependant, plusieurs problèmes sont apparus avec les différents dispositifs proposés à l’époque : maux de tête, couleur de l’image altérée et obligation de porter des lunettes pour percevoir l’effet 3D. En perdant l’ancien cadre, on en gagnait un nouveau avec les lunettes et l’immersion ne pouvait atteindre l’effet escompté.

Avec un film comme Avatar, on nous propose toujours la même technologie incomplète et son immanquable paire de lunettes noires. Bien sûr, la technologie a fait un bond en avant avec l’aide des ordinateurs qui deviennent de plus en plus puissants et qui offrent une 3D de très hautes définitions. Le marché cherche à intéresser le public en le bombardant de nouveauté au cinéma et en offrant des télévisions permettant l’affichage 3D. Le problème du cadre demeure, car on doit encore porter ces lunettes… jusqu’à maintenant!

http://www.musiqueplus.com/m-net/videos/alioscopy-m-net-15-fevrier-2011

Numerix Stratégie nous propose une télévision qui donne un affichage 3D sans lunettes. La technologie utilisée est l’autostéréoscopie et consiste en un ensemble de données 3D dans une télévision 2D ordinaire et qui utilise un système de filtre lenticulaire qui est apposé sur la surface de l’écran. La base de donnée pour la génération du 3D est alimentée par 8 caméras, virtuelles ou non selon le média. L’angle de vision pour percevoir l’effet 3D à partir de la télévision est de 90 degrés. La profondeur d’image est très impressionnante et le jaillissement va jusqu’à 2m de l’écran.

Malheureusement, le système n’est disponible que pour le marché commercial et les écrans industriels. Le problème principal est le manque de médias disponible pour rendre ce marché prospère. Numérix Stratégie essaie tout de même d’ouvrir le marché vers le grand public en faisant voir dans des espaces publics des images provenant de ces dispositifs.

Ce dispositif est un chaînon vers la 3D holographique, qui abolira entièrement le cadre du média. Numérix est une des nombreuses entreprises à avoir réussi la prouesse de faire disparaître les lunettes de vision en gardant une image 3D de hautes définitions. La popularité croissante de la 3D promet l’avenir de cette technologie et il ne serait pas surprenant que, dans les années à venir, on voit de plus en plus de médias sous forme 3D remplaçant même le DVD et le Blue-Ray.

Cette semaine, c’est avec 2 membres en moins que nous créons ce blogue. Espérons que notre potentiel « geeks » soit au maximum. Le sujet sur lequel on s’est arrêté n’est pas nécessairement nouveau, mais connaitra assurément de nombreux débouchés par les avancés technologiques qu’il a subi; c’est l’hologramme.

L’holographie n’est pas un domaine récent, car le principe de base a été élaboré par Albert Einstein en 1922. L’hologramme consiste a produire une image à partir de deux faisceaux laser sur une plaque photographique. Ce sont les ondes qui s’entrechoquent entre les deux faisceaux qui forment l’image en trois dimensions. Principalement utilisé en médecine, ce dispositif permet les recherches sur le cerveau.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hologramme


Les dispositifs étant plutôt gros et couteux, cela rendait impossible le marché « grand public » jusqu’à maintenant. Cette année cependant, c’est au CES 2011 (Consumer Electronic Show) à Las Vegas qu’on commence à percevoir une approche plus directe vers le consommateur. Notamment, il a deux exposants qui ont présenté des dispositifs de représentation holographique. Le premier  provient d’une firme japonaise et consistait à envoyer des lasers à travers un « bocal d’eau ». La représentation holographique est très impressionnante, mais offre seulement la couleur verte comme teinte.

http://www.musiqueplus.com/m-net/videos/consumer-electronic-show-2011-m-net-12-janvier-2011 (extrait vers 2:52)

Le second exposant, provenant de la compagnie Innovision, nous présente des représentations holographiques qui semblent flotter dans l’air. Cela fonctionne à partir d’un ordinateur et utilise le système Flash pour les vidéos. Ce dispositif permet une grande variété de couleurs et un rendu vidéo très précis. Pour l’instant, il ne sert encore qu’à titre de présentation, mais on peut tout de même se procurer le dispositif. L’avantage, c’est qu’il est « plug’n play » alors il n’a besoin d’aucun pilote spécifique pour fonctionner à partir d’un ordinateur.

La réflexion qu’il faut faire face à une telle technologie, c’est qu’elle risque d’offrir une grande concurrence avec les télévisions 3D et tous les dispositifs du même ordre, tel que les lunettes 3D. Cela pourrait complètement remplacer les téléviseurs, car l’image flottera tout simplement dans l’air. Cela pourra permettre aux gens d’affaires, autant qu’aux autres utilisateurs, de faire des vidéos-conférences à distance, voire même assister à des cours dans le confort de son foyer. En permettant l’utilisateur de pouvoir interagir avec l’image holographique, on peut y voir des avancés dans la médecine, car un médecin pourra pratiquer des chirurgies à partir d’un ordinateur (contrôle de robots par l’interaction sur l’hologramme). L’interaction avec cette image peut aussi amener des avantages dans les jeux vidéos et le cinéma, en permettant une plus grande immersion.

Pour terminer, ce qu’il faut voir d’un tel dispositif, c’est que l’on importe le monde virtuel dans le monde réel en le rendant visible à l’oeil nu et, peut-être dans l’avenir, « touchable ». La grande différence entre l’hologramme et le 3D c’est que le premier permet de voir « à la 3ième personne » l’environnement, tandis que l’autre nous le permet à la « 1re personne ». C’est probablement la spécificité qui établira son marché.

En regardant un spectacle d’humour de Jean Thomas Jobin, j’ai réalisé qu’il avait fait une critique de la société s’accordant au discours de Walter Lippman. Dans son sketch, Jean Thomas mime un personnage fâché contre le gouvernement et tout le système. Son personnage, dans son absurdité, dit des phrases qui n’ont aucun sens propre : « …on dirait que nos politiciens se moquent de nous. ». Les gens rient beaucoup, mais sans le savoir ne rient-ils pas d’eux-mêmes?

Les phrases exagérées qu’a choisies Jean Tomas pour son texte ne sont pas très éloignées de celles qu’on entend constamment à travers la population. Et pourtant, lorsqu’on les entend où on les dit nous-mêmes, elles nous paraissent comme un exutoire de notre frustration contre le système. Pourquoi? Ces phrases ne sont basées sur rien, sur un ouï-dire ou une vague pensée populaire et ne démontre que notre ignorance de ce qui se passe dans le système politique. La réponse se trouve dans notre inaction commune ou plutôt individuelle. On ne s’unit pas pour faire valoir nos droits, on attend que quelqu’un s’en occupe pour nous. Jean Thomas dévoile ce côté naïf de la population, avec sa touche d’absurdité.

Selon Walter Lippman sur la propagande et la fabrication de l’opinion politique, il y a deux types de gens dans la société : les dirigeants (ou spécialistes) et la masse (le troupeau dérouté). La fonction de la première catégorie est de comprendre le fonctionnement du système, puis de diriger, penser et planifier pour la masse. La seconde catégorie n’a qu’un seul but, celui d’être un spectateur passif. Bien sûr, le système démocratique lui permet de donner son opinion de temps à autre pour désigner qui prendra des décisions pour lui, cela lui donne de cette façon une sorte de pouvoir; il a le choix.

En réalité, quel genre de choix a-t-on? Avec le lobbyisme, avec les médias qui nous transmettent des opinions politiques pour favoriser un parti plus qu’un autre, avec l’ignorance de la population et avec les discours vides de sens qu’on nous donne, il a peu d’espoir de voir le meilleur candidat choisi (s’il y en a un), car on nous fabrique une opinion. Pourquoi n’y a-t-il pas de soulèvement contre le gouvernement lorsque l’on trouve qu’il n’est pas efficace? Simplement parce qu’on nous endort par la télévision. On nous présente des nouvelles, on nous dit qu’il y a quelqu’un qui s’en occupe et cela suffit pour penser que ça va se régler. La télévision est là pour normaliser ce qui se passe; elle nous passe des émissions évasives et on s’y laisse bercer. On nous sépare donc de la société et nous laissant croire qu’on y participe. Ensuite, nous utilisons le même genre de langage vide de sens qu’on nous lance en politique pour dire notre mécontentement, ce qui est inutile, car ce discours n’a rien de constructif et d’unificateur. Finalement, on continuera de rêver à un monde meilleur, en espérant que « quelqu’un » s’occupe des choses à notre place.

Rebonjour!! Pendant que j’écris sur ce blogue, je me demande combien d’entre vous sont campés devant leur boîte à image pour vider le stress de la journée tout en comblant le vide laissé à ne rien faire. Depuis l’invention de la télévision, l’être humain est exposé à des milliers d’images différentes, de la plus anodine à la plus extrême. Cette exposition a rapproché de nombreuses cultures à travers le monde tout en se donnant le droit d’introduire dans le subconscient « civilisé » leur propre vision de la réalité.

Je me rappelle de l’anecdote narrant la réaction du public lors des premières projections du célèbre Arrivée d’un train à La Ciotat (film des frères Lumière, 1895).

La réaction de la foule fut si intense que certains quittèrent même la salle en courant. De nos jours, nous nous moquons bien de la situation de l’époque, mais avons-nous vraiment évolué depuis? La société dans laquelle nous vivons n’est-elle pas le reflet de l’image qu’on nous projette dans les médias et plus particulièrement à la télévision? Je crois personnellement qu’il y a encore trop de gens qui croient dur comme fer tout ce qu’on nous expose.

Cette semaine, je suis tombé sur le texte d’un certain Guillaume Attencourt traitant des médias télévisuels. http://www.sonatine.org/theme/pdf/Massmedia.pdf On y traite premièrement de la fascination de l’image par l’être humain. Ce n’est pas étonnant d’y croire si l’on prend en compte que même l’homme des cavernes faisait des dessins dans le fond de sa caverne. Une majorité d’images, que l’on observe au cours des siècles, ont eu un but mythique ou religieux. Ces images véhiculaient les valeurs religieuses de l’époque et étaient exposées dans des endroits prévus pour le recueillement. Dans la société actuelle, les croyances religieuses ont disparu pour être remplacées par « l’image parfaite » et la télévision en est devenue l’église.

C’est alors que dans notre paresse commune, l’on s’assoit devant elle et l’on se laisse bercer par le monde de rêve qu’on nous présente. C’est là où se trouve l’erreur, car on se livre volontairement à cette « image parfaite » sans comprendre la complexité de sa composition, tout en l’adulant. Ce qu’il faut comprendre à la base, c’est que nous vivons dans un système politique prônant le capitalisme et que pour que l’image apparaisse, il faut de l’argent. Alors, l’un s’entendant avec l’autre, la boîte à image se marie avec la politique. D’un côté, on fournit l’argent nécessaire à la production d’images, de l’autre, on vend les pensées et les produits des dirigeants.

Faut-il blâmer la télévision ou son utilisateur? Bien sûr, un utilisateur averti saura faire la différence entre le réel et le faux, mais cela n’empêchera pas la multitude d’images poubelles de nous envahir. D’un autre côté, l’être humain ressent le besoin d’appartenir à un groupe et, en s’identifiant à certains idéaux ou personnages que l’on voit à la télé, il se créera un besoin fictif. Ce besoin sera multiple, autant d’acheter des souliers pour être un bon sportif, que d’arrêter de fumer parce que c’est dangereux ou bien de manger du « Subway » parce que c’est santé.

En conclusion, je crois que la télévision ne sera jamais « propre ». Cependant, on peut tout de même améliorer le contenu des émissions, mais le hic du problème c’est que les dirigeants ne veulent pas perdre leur pouvoir sur les messages véhiculés. Comme média, la télévision à réussit de devenir un élément rassembleur, elle rejoint une très grande partie de la population aisément. Pour l’artiste et celui qui veut partager ses idées, c’est le moyen idéal, si ce n’était de passer par les dirigeants qui, eux, ne se gêneront pas pour vous dire si vos idées leur plaisent. La seule solution possible serait peut-être de bouder la télé jusqu’à ce qu’on nous présente un contenu de qualité et plus libre d’expression, mais qui de nous est prêt à abandonner toutes ces belles images qui comblent le vide de nos vies?